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Mobilisation mondiale des travailleurs contre les violations des droits de l’homme commises par LafargeHolcim
Les travailleurs de LafargeHolcim participeront à une journée d’action mondiale avant le 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme, pour attirer l’attention sur les nombreuses violations des droits des travailleurs commises par le plus grand fabricant de ciment au monde.

Les travailleurs basés en Europe, en Afrique, en Asie et dans les Amériques se mobiliseront et passeront à l’action pour réclamer à LafargeHolcim de respecter les droits des travailleurs au motif que « les droits des travailleurs constituent des droits de l’homme ».
Parmi les violations des droits des travailleurs commises par LafargeHolcim qui seront signalées lors de la journée d’action mondiale figurent :
- L’augmentation considérable des accidents du travail mortels en 2016, qui se montaient déjà à 50 en 2015.
- Le recours croissant aux emplois précaires dans le monde entier, bien que le taux d’accidents mortels des travailleurs indirects soit plus élevé que celui des travailleurs directs.
- Le lock-out des travailleurs et leur remplacement illégal en Colombie britannique (Canada) durant un conflit en cours, ainsi que le remplacement illégal plus tôt cette année de grévistes au Québec (Canada).
- Le recours au travail des enfants en Ouganda, selon les accusations portées contre la société ; pays où elle aurait également choisi de licencier en premier lieu les syndicalistes dans le cadre de sa restructuration.
- La non-résolution du problème du traitement injuste des familles dépossédées de leurs terres dans la région indienne d’Ambuja au profit de la construction d’une usine actuellement détenue par LafargeHolcim.
- Le règlement du problème des accidents du travail en Indonésie suite à la réduction du nombre des employés et à l’augmentation de la charge de travail par la prise de mesures disciplinaires à l’égard des travailleurs et la menace de licenciements.

Les syndicats demandent instamment à LafargeHolcim de moins faire appel au travail précaire, de coopérer davantage avec les syndicats relativement aux questions de santé et de sécurité ainsi qu’à la restructuration, et d’entamer de véritables négociations avec eux sur l’avenir des relations de travail et du dialogue social.

« Depuis la fusion de Lafarge et Holcim au cours de l’année dernière, de nombreux accidents du travail sont survenus, le travail précaire a augmenté, la compagnie a restructuré sans se soucier des conséquences et la direction n’a pas tenu ses promesses en ce qui concerne l’atteinte d’un accord global visant à établir des relations positives avec les syndicats. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps alors que nos collègues meurent dans des accidents du travail. Les travailleurs de LafargeHolcim dans le monde entier se battent pour leurs droits et exigent des changements », a déclaré le Secrétaire général d’IndustriALL Global Union Valter Sanches.

« Le droit à un travail décent, à des conditions de travail sûres et à la dignité sont des droits de l’homme fondamentaux dont les travailleurs de LafargeHolcim doivent bénéficier. Néanmoins, au lieu de respecter ces droits fondamentaux, la compagnie a fait passer à de multiples occasions ses intérêts avant les droits de ses travailleurs. Aujourd’hui, en cette journée d’action mondiale, les travailleurs de LafargeHolcim se mobiliseront pour montrer le pouvoir du peuple en exhortant la direction de l’entreprise à donner immédiatement suite à leurs revendications », a indiqué le Secrétaire général de l’IBB, Ambet Yuson.

« Nous escomptons que le numéro un mondial du ciment le soit non seulement dans les chiffres et en ventes de ciment, mais aussi au niveau des normes du travail et des droits des travailleurs », a déclaré Sam Hägglund, Secrétaire général de la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois (FETBB). « Nous pensons que cela fait également partie de la recherche de normes d’excellence futures. LafargeHolcim doit respecter les droits des travailleurs. Nous n’arrivons pas à comprendre qu’il ait fallu près d’un an et demie après la fusion pour que soit négocié un nouvel accord conjoint entre les comités d’entreprise européens, aux termes duquel les droits des travailleurs européens sont définis, notamment le droit à l’information et à la consultation. Nous exhortons la direction de LafargeHolcim d’entamer un véritable dialogue social sur l’avenir de ce numéro un mondial dans le secteur du ciment ».